16 octobre 2006
Nouvelles sondes nucléiques fluorescentes pour l’analyse de coupure et de réparation enzymatique de l’ADN
Didier Gasparutto

Une équipe du SCIB a développé une nouvelle méthode de quantification d’activités de réparation de l’ADN, en utilisant le principe physique du FRET (transfert par résonance d’énergie de fluorescence). Pour ce faire, des substrats d’ADN originaux ont été conçus: des structures auto-complémentaires contenant des lésions spécifiques et ayant les deux extrémités marquées, d’une part par un fluorophore et d’autre part par un «quencheur» de fluorescence. L’excision de la lésion par des enzymes de réparation est détectée et quantifiée en temps réel par augmentation du signal fluorescent. Ce test fonctionnel a été validé à partir d’enzymes purifiées, d’extraits cellulaires ou encore directement au sein de cellules. La miniaturisation du format de lecture, dans un microsystème de type «lab-on-a-chip», a été réalisée en collaboration avec une équipe du LETI/CEA Grenoble permettant d’atteindre une sensibilité du test proche de celle obtenue par des méthodes radioactives. La méthode peut être étendue au screening parallélisé haut débit pour des applications en recherche fondamentale, biomédicale (diagnostic et pronostic médical) et pharmaceutique (nouveaux médicaments anticancéreux, antiviraux).

 

Maj : 25/08/2010 (701)

 

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