15 juin 2010
Capteurs de température : en route vers la nanocryogénie ?
Daniel Communal

En collaboration avec le SPrAM, le SBT a mis au point un capteur de température à base de fibre optique et de nanocristaux fluorescents. Il permet de faire une mesure à distance, éventuellement sans contact, avec une résolution de 0,1 K dans la gamme 4 à 40 K, sans influence du champ magnétique (au moins jusqu’à 7 Teslas) ni des perturbations électromagnétiques. Le principe repose sur la forte dépendance thermique du temps de décroissance de la fluorescence des nanocristaux (typiquement 1µs à 1K, 20 ns à 100 K). En pratique, ce temps est déterminé par la mesure du déphasage entre l’excitation optique et la réponse fluorescente, tous les signaux passant par la fibre optique. Pour un rapport signal sur bruit correct, il faut une émission élevée : c’est le cas des nanocristaux cœur-double coquille CdSe/CdS/ZnS fabriqués au SPrAM, parmi ce qui se fait de mieux en rendement de fluorescence, et en outre très photostables. Ils sont mélangés à du PMMA et déposés en plusieurs couches au bout de la fibre optique. Ce travail a donné lieu à un dépôt de brevet (BD11621).

 

Maj : 15/06/2010 (710)

 

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