Micro- et nano-électrochimie pour les biopuces
Pascal Mailley, Thierry Livache

Banc de dépôt par électrospotting utilisant une aiguille et image de fluorescence des spots obtenus après révélation de l’hybridation par marquage à la streptavidine-phycoérithrine

L’élaboration d’une biopuce intègre deux éléments fondamentaux qui sont l’immobilisation localisée des sondes biologiques et la transcription du signal biologique en un signal analytique. Dans le cadre de ce rapport, l’ADN est utilisé en tant que molécule modèle pour l’élaboration de nouveaux concepts d’immobilisation et de détection utilisant l’électrochimie. Nous avons développons une technique originale d’immobilisation de sondes oligonucléotidiques basée sur la copolymérisation électrochimique du pyrrole et d’un pyrrole fonctionnalisé par un oligonucléotide avec deux avantages majeurs : des conditions non dénaturantes pour la sonde biologique et la possibilité d’adresser spécifiquement et de miniaturiser la zone d’élaboration du fait de la synthèse par voie électrochimique. Les premiers travaux avaient permis d’obtenir des spots biologiquement actifs d’une épaisseur moyenne de 7 nm (mesurée par AFM et corrélée par SPR) et de l’ordre de 800 µm de diamètre sous impulsion électrochimique de 500 ms (fig 1).  

a) Image de fluorescence des spots d’ODN obtenu par électrodéposition via l’utilisation de microleviers, b) image de fluorescence d’une série de plots obtenus par électrodéposition successive sans rechargement des leviers et c) image MEB d’u plot de cuivre obtenu par électrodéposition via un microlevier

Dans des travaux plus récents utilisant des techniques de microleviers, l’électrodéposition est effectuée dans un volume électrochimique compris entre 0.04 et 1.3 pL et permet d’obtenir des spots de taille comprise entre 10 et 20 µm (fig. 2). 

Maj : 24/01/2006 (298)

 

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