Etalement cellulaire - approche théorique
B. Fourcade

Courbes d'étalement d'une cinquantaine de cellules. Celle-ci sont renormalisées par un facteur d'échelle pour les ajuster sur une même courbe. L'encadré montre la cinétique d'étalement pour une courbe suffisamment lisse pour être ajustée à un modèle minimal

L'adhésion et la motilité cellulaire sont des sujets importants en biologie, car comprendre comme une cellule adhère et se déplace sur une substrat solide permet de mieux appréhender les mécanismes physiques et biochimiques qui interviennent dans des processus fondamentaux comme la phagocytose ou la division cellulaire. Notre connaissance de la machine vivante a connu des développements très intéressants ces dernières années, et les systèmes vivants sont maintenant analysés par des moyens familiers aux physiciens. Par exemple, la cellule vivante peut être sondée in vivo par fluorescence ou spectroscopie interférentielle. La machine cellulaire vue comme un automate chimique « répond » aux efforts mécaniques. Elle est devenue un terrain d'exploration pour la modélisation.
Nous avons récemment étudier l’étalement cellulaire et plus spécifiquement la cinétique d'aire de contact entre la cellule et le substrat lorsque la cellule s'étale sur un substrat solide (fig. 1). Le modèle physique que nous avons considéré a été développé en parallèle avec l'analyse biochimique du problème.
Les résultats ont été confrontés aux expériences où la cellule s'étale en avançant un lobe d'étalement suffisamment important pour que la cinétique soit douce. Ce cas nous permet d'ajuster les courbes expérimentales avec un seul facteur d'échelle de temps et nous permet de les présenter sous la forme d'une fonction d'échelle.

 

Maj : 31/01/2006 (306)

 

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