OBSERVATION ELECTROCHIMIQUE D’EVENEMENTS UNIQUES DE SECRETION CELLULAIRE
 
Laboratoire PASTEUR ENS Paris
Lundi 21/01/2008, 11h00
Bât. C5 P.421A, CEA-Grenoble
Les microélectrodes à fibre de carbone (1-50 µm de diamètre) utilisées en tant que capteurs locaux permettent de détecter quantitativement et en temps-réel des flux infinitésimaux (atto- à femto-moles par seconde) de messagers biologiques libérés par une cellule vivante. En effet, le confinement des molécules bio-actives dans le volume compris entre la surface de la microélectrode et la surface cellulaire émettrice (l’équivalent d’une « synapse artificielle ») conduit à des concentrations locales élevées (µM à mM) et donc analysables par les méthodes électrochimiques. Ce principe de détection a été appliqué à l’étude de différents processus de sécrétion cellulaire dans les conditions classiques de la Biologie. Je présenterai comme exemples : (i) l’étude de la libération de catécholamines (adrénaline, dopamine …) par exocytose chez des cellules neuro-endocriniennes, les cellules chromaffines des glandes surrénales; (ii) l’étude de la production de dérivés de l’anion superoxyde O2°- et du monoxyde d’azote NO° (H2O2, ONOO-, NO2- ...) nécessaires au mécanisme immunitaire de la phagocytose chez les macrophages ; (iii) l’analyse de la libération de NO° par un neurone au sein du cervelet au cours du couplage neuro-vasculaire. Nous verrons que la résolution actuelle des mesures ampérométriques sur microélectrode de carbone, de l’ordre de quelques milliers de molécules par milliseconde, rend possible l’analyse de ces différents processus biologiques à l’échelle sub-cellulaire donc sub micrométrique.

 

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