Étude théorique de la magnétorésistance anisotrope dans les contacts atomiques magnétiques
 
CEA-Saclay DSM/IRAMIS/SPCSI
Jeudi 28/02/2008, 11h00
Bât. C5 P.421A, CEA-Grenoble
De récentes expériences de transport électronique dans les contacts atomiques de métaux magnétiques ont révélé que ces systèmes possédaient une forte magnétorésistance anisotrope (AMR): leur résistance varie avec la direction du champ magnétique qui leur est appliqué. Pour tenter de comprendre ce phénomène, nous avons mené une étude théorique du transport polarisé en spin dans des contacts atomiques de fer. Le système modèle considéré est constitué d'un contact atomique idéal entre deux surfaces parfaites. Sa structure électronique est modélisée par la méthode semi empirique des liaisons fortes en base spd. Le magnétisme est traité par des modèles plus ou moins élaborés selon le degré d'approximation du hamiltonien d'interaction électron-électron. Pour avoir une bonne description du magnétisme des nanostructures, le modèle prend en compte le magnétisme non-colinéaire et le couplage spin-orbite. La conductance est calculée dans le formalisme de Landauer par la méthode des fonctions de Green. Les propriétés de transport électronique de contacts atomiques modèles ont été étudiées pour différentes géométries et différents modèles d'interactions. Ces calculs ont révélé l'importance du rôle joué par la configuration atomique de la jonction dans les effets d'AMR. Ils ont aussi démontré que la prise en compte de la dépendence orbitale des interactions électron-électron est nécessaire à la bonne description de ce type de système quasi-unidimensionnel.

http://www-drecam.cea.fr/Pisp/45/gabriel.autes.htm...

 

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